Après une licence de philosophie à la Sorbonne, Dominique Marchais débute comme critique de cinéma pour les Inrockuptibles. Sélectionneur au festival Entrevues de Belfort jusqu’en 2002, il écrit et réalise en 2003 son premier court-métrage, Lenz échappé, sélectionné dans de nombreux festivals à travers la France. Avec Nul homme n’est une île (2017), il prolonge une réflexion entamée avec Le Temps des grâces (2010) et La Ligne de partage des eaux (2014). Le film débute au Palais municipal de Sienne en envisageant les fresques « du Bon et du Mauvais Gouvernement » peintes en 1338-39 par Ambrogio Lorenzetti.

En partenariat avec le Département des Arts du Spectacle de l’Unistra, nous proposons une séance de l’invité pour voir les trois volets de cette trilogie documentaire et échanger avec Dominique autour de ses films qui interrogent les choix responsables, notamment dans les pratiques agricoles, mais plus largement ceux, finalement politiques au sens premier du terme, qui engagent l’avenir de notre humanité.

Vendredi 25/01/2019 à 17h30, amphi I de l’Institut Lebel (campus Esplanade)
Nul homme n’est une île, 2018. 1h36 – « chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble. » Le film est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement. Des agriculteurs de la coopérative Le Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des Alpes suisses et du Voralberg en Autriche, tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun. Le local serait-il le dernier territoire de l’utopie ?
Grand Prix Janine Bazin à Entrevues, Festival du Film de Belfort 2017 (32e édition)

Samedi 26/01/2019 à 9h30, VLBJ (Maison de l’Image – 31 rue Kageneck)
Le Temps des grâces, 2010. 2h03 – Une enquête documentaire sur le monde agricole français d’aujourd’hui à travers de nombreux récits : agriculteurs, chercheurs, agronomes, écrivains… Un monde qui parvient à résister aux bouleversements qui le frappent – économiques, scientifiques, sociaux – et qui, bon gré mal gré, continue d’entretenir les liens entre générations. Un monde au centre d’interrogations majeures sur l’avenir.
(voir la Bande annonce)

Samedi 26/01/2019 à 14h30, VLBJ (Maison de l’Image – 31 rue Kageneck)
La Ligne de partage des eaux, 2014. 1h48 – Le film s’inscrit dans le périmètre du bassin versant de la Loire, de la source de la Vienne sur le plateau de Millevaches jusqu’à l’estuaire. Le bassin versant, et pas seulement le fleuve Loire : le plan incliné vers la mer, la totalité de l’espace irrigué. C’est-à-dire les zones d’activités et les zones humides, les fossés et les autoroutes, les salles de réunion et les chantiers. Car l’eau est partout – dans les sols, dans les nappes, dans l’air, circulant, s’infiltrant, s’évaporant – reliant les territoires entre eux, désignant leur interdépendance, nous faisant rêver à leur solidarité. La Ligne de partage des eaux n’est donc pas seulement cette ligne géographique qui sépare, mais aussi celle politique qui relie des individus et des groupes qui ont quelque chose en partage : de l’eau, un territoire, un paysage.
(voir la Bande annonce)

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