Jean-Louis Sonzogni est né en 1963 à Mont-Saint-Martin (54). A 14 ans, il participe au 1er Festival du Film Italien de Villerupt puis au tournage de « l’anniversaire de Thomas », un film documentaire retraçant l’immigration italienne en Lorraine dont il assure l’image. Cette expérience qui dura près de 4 ans lui permit de découvrir sa vocation, celle de l’image et de la lumière. A 19 ans, il réussit le concours d’entrée de l’école de cinéma de Bruxelles, l’INSAS. Là, il se familiarise avec le milieu du cinéma. Il suit les cours d’éclairage et de caméras de chefs-opérateurs renommés tels que Henri Alekan, Pierre Lhomme, … et Charlie Van Damme. Ce dernier lui offre sa première expérience professionnelle sur le tournage de « Mélo » d’Alain Resnais. Puis on diplôme en poche, il s’oriente directement vers le métier de chef-opérateur et peaufine sa formation en mettant en image les premiers longs-métrages de jeunes réalisateurs luxembourgeois. De 1986 à 1991, il partage sa vie entre Berlin et Paris et commence en parallèle une carrière de réalisateur de films documentaires. Il réalise plusieurs films sur l’histoire de la danse moderne pour Arte et des chaines allemandes. De retour en France, il continue à questionner les relations entre image et danse et collabore artistiquement avec plusieurs chorégraphes tout en continuant son travail de directeur de la photographie sur des documentaires, des émissions de télévision et des vidéos clips. A partir de 1996, il met en image de nombreux téléfilms, dont ceux de Laurent Jaoui avec qui il continue de collaborer régulièrement. Il intervient également sur de nombreuses séries télévisées : « Avocats & Associés », «Disparitions », « Chante », « Ligne de vie », « Joséphine Ange Gardien », Tandem, etc.. Aujourd’hui, il partage son activité entre son travail de chef-opérateur et celui de réalisateur. En 2015, il réalise, en co-production avec France 3 Grand Est , « Les Dames de Fer, un destin croisé » consacré à l’église de fer de Crusnes et sa quasi jumelle au Mexique. Plus récemment en 2018, il réalise « Rodina » diffusé sur le Réseau de Télévisions du Grand Est. Ce documentaire retrace le parcours de prisonnières soviétiques ayant rejoint la Résistance française lors de la Seconde guerre mondiale.

Résumé Rodania :
Elles s’appelaient Nadiejda, Alexandra ou Galya. Elles venaient de Biélorussie ou de Russie. Elles étaient résistantes, partisanes et combattaient activement l’invasion nazie de leur pays… jusqu’à leur arrestation par les troupes allemandes. C’est alors le début d’un très long périple. Après de terribles interrogatoires et un interminable voyage dans des wagons à bestiaux, elles arrivent à Thil, un petit village lorrain d’apparence tranquille. Il abrite pourtant un camp de concentration et une mine de fer transformée en usine de fabrication de missiles V1. Elles seront des centaines à y être réduites à un travail forcé au fond de la mine. Certaines n’en sont jamais revenues. Mais mues par un incroyable instinct de survie, 37 d’entre elles, avec l’aide de la Résistance française, s’en évadent et fondent l’unique unité combattante exclusivement féminine: le détachement “Rodina”.